Publié le 01 Mars 2018
Après le HCSP qui proposait, il y a quelques mois, d’étendre l’obligation de réaliser un diagnostic plomb à tous les logements construits avant 1975, c’est au tour de l’ANSES de préconiser une extension du CREP.
L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) vient de publier une étude sur les techniques permettant de dissoudre le plomb présent dans l’eau destinée à la consommation humaine (EDCH).
L’expertise démontre que le recours aux orthophosphates permet de réduire la concentration en plomb et donc d’améliorer la potabilité de l’eau. Mais l’Agence constate que ces traitements ne sauraient se suffire au regard des risques existants de pollution de l’eau courante par le plomb.
Si les gestionnaires des réseaux publics d’EDCH ont des obligations de contrôle de la qualité de l’eau qu’ils distribuent, l’ANSES constate deux écueils :
Ainsi, des maisons ou des copropriétés anciennes disposent de canalisations en plomb anciennes dont l’état de conservation peut entrainer la pollution de l’eau et donc des risques d’intoxications pour les occupants.
C’est pourquoi, l’ANSES se prononce en faveur d’une extension des éléments soumis à l’expertise des diagnostiqueurs immobiliers lors de la réalisation d’un Constat de risque d’exposition au plomb (CREP).
À l’heure actuelle, le diagnostic plomb se limite essentiellement aux revêtements anciens, principalement les peintures. L’ANSES souhaiterait donc, qu’à l’avenir, les canalisations soient également l’objet d’un examen afin de mieux protéger les occupants des logements anciens.